Stampeders 32 - Alouettes 33: Lavoie et Berra, même combat

Les Alouettes ont un nouvel admirateur et il s'appelle Yogi Berra. Les Montréalais ont redonné du lustre au légendaire dicton de l'ancien joueur des Yankees, jeudi soir.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

Les hommes de Marc Trestman ont comblé un retard de 12 points en fin de match pour finalement l'emporter 33-32 face aux Stampeders de Calgary grâce à un touché de la recrue Patrick Lavoie.

«Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini.» Cette phrase, des milliers de spectateurs ont choisi de l'ignorer quand les Stampeders ont porté le pointage à 32-20 avec moins de trois minutes à écouler au cadran.

«Je regardais les estrades. Les gens quittaient. Je me suis dit ''il me semble que je ne m'en irais pas maintenant'', a commenté le Québécois, clairvoyant. C'est un feeling incroyable de marquer à la fin, comme ça.»

Fouettés par ces départs hâtifs, Anthony Calvillo et Brandon London ont fait scintiller leur complicité. Le quart s'est tourné trois fois plutôt qu'une vers son receveur pour des gains de 62 verges. Les Alouettes ont traversé le terrain et S.J. Green s'est chargé de réduire l'écart à cinq points.

Les Stampeders n'avaient qu'à écouler le temps restant au match (1 min 41 s). Mais Kevin Glenn a gaffé, gâchant une soirée convaincante. Jerald Brown a sauté sur sa passe imprécise pour ramener les Alouettes à la porte des buts. Trois jeux plus tard, Lavoie a complété le projet d'Antony Calvillo pour semer l'hystérie dans les gradins dégarnis.

«Nous avons su surmonter l'adversité, a commenté Trestman. Je dois rendre hommage à AC (Calvillo), qui a livré une performance courageuse. Il s'est fait frappé souvent, mais nous a tout de même mené à la victoire.»

Les Stampeders ont réussi quatre sacs du quart aux dépens de Calvillo. En outre, ils ont complètement neutralisé le jeu au sol, six jours après que Brandon Whitaker eut réalisé une performance digne du joueur offensif de la semaine. Les Alouettes n'ont pu amasser plus de cinq verges au sol!

La défense des Stampeders a connu ses meilleurs moments au retour de la mi-temps. La bande à Calvillo, en avance 13-8 au pointage, n'a obtenu aucun premier jeu en trois présences sur le terrain au troisième quart.

«Ils ont grugé beaucoup de temps en attaque et on n'est pas parvenu à trouver notre rythme», a analysé Lavoie.

Pendant ce temps, Kevin Glenn, lui, prenait ses aises. Limité à 67 verges de gains aériens en première demie, le remplaçant de Drew Tate a complété ses quatre premières passes en route vers une récolte de 200 verges en deuxième demie.

Il a placé les Stampeders aux commandes dès le troisième quart et n'a plus jamais douté... jusqu'à ce que Jerald Brown ne ruine son premier départ.