Crise du homard - Pas d'aide financière pour les pêcheurs de homards

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick refuse d'indemniser les pêcheurs de homards du détroit de Northumberland.

Les représentants de l'Union des pêcheurs des Maritimes et le ministre des Pêches, Michael Olscamp, se sont rencontrés, mardi après-midi à Moncton, pour discuter de la crise en cours.

Les pêcheurs veulent obtenir 4 $ la livre pour leurs crustacés et ils demandent l'aide de Fredericton, à défaut d'obtenir le prix désiré de la part des transformateurs.

Le directeur général de l'UPM, Christian Brun, est sorti très déçu de la réunion avec le ministre.

« Nous sommes à terre, extrêmement désappointés du résultat et de l'annonce qui a été faite par le gouvernement », explique M. Brun.

À l'issue de la réunion, le ministre Olscamp a confirmé que l'ouverture de la pêche dans la zone 25 (dans le détroit de Northumberland), qui devait débuter jeudi, est reportée à lundi.

Plusieurs manifestations

Des pêcheurs du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard ont manifesté, mardi, dans l'espoir d'obtenir un meilleur prix pour leurs homards.

Plus de 200 pêcheurs ont manifesté à Val-Comeau, au Nouveau-Brunswick, devant une usine de transformation de homards.

Leur porte-parole, Maurice Martin, a discuté avec le propriétaire de l'usine. Ce dernier a promis d'arrêter de transformer du homard importé des États-Unis pendant deux jours, à compter de mardi soir.

Un peu plus tôt, ces manifestants s'étaient rassemblés à Neguac devant l'entreprise Barry Group. Ils ont obtenu la même promesse de la part de la direction de l'usine.

Les manifestants se sont par la suite rendus à Aldouane afin de porter leur cause au député de Beauséjour, Dominic LeBlanc.

Les pêcheurs réclament au moins 4 $ la livre de homard, le prix auquel ils établissent leur seuil de rentabilité. Ils dénoncent les usines locales qui importent du homard du Maine à bas prix à quelques jours de l'ouverture de la pêche dans la région.

Lors d'une réunion à laquelle a participé le ministre provincial des Pêches, vendredi, les transformateurs ont accepté de payer au moins 2,50 $ la livre pour le petit homard et 3 $ la livre pour le gros.

Une centaine de pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard, qui partagent les préoccupations de leurs homologues néo-brunswickois, ont bloqué l'accès à l'usine de transformation South Shore Seafoods, près de Bloomfield, dans l'ouest de la province. Un propriétaire de l'usine leur a promis de cesser de transformer du homard du Maine lorsqu'il aura épuisé son stock actuel.