MLS - Impact - Wenger se fait des amis

À Rome, il faut faire comme les Romains. Âgé de seulement 21 ans, l'attaquant américain de l'Impact de Montréal, Andrew Wenger, applique cette maxime à la lettre pour embrasser la culture francophone du Québec.

Un texte de Jean-François Chabot

Dans le cadre d'un travail de session universitaire, Wenger participe à un blogue dans lequel il offre une leçon d'histoire, de politique et de culture 101 destinée à ses compatriotes.

Le jeune homme y parle de ses premiers contacts avec une ville bercée dans une francophonie omniprésente et chaleureuse.

Wenger en veut pour preuve la passion du public pour le Canadien de Montréal, et dans une autre mesure, pour l'équipe de soccer dont il défend les couleurs.

Curiosité naturelle

Exception de quelques erreurs factuelles - (il fait de Montréal au lieu de Québec le berceau de la francophonie nord-américaine), le jeune homme trace un portrait flatteur de la ville et de la population qu'il côtoie avec des yeux encore tout neufs.

« J'aurais écrit sur le sujet même si cela n'avait pas été pour l'université. Je crois qu'il est important de comprendre une culture pour éviter des malentendus ou des frustrations inutiles », a expliqué Wenger aux journalistes présents à l'entraînement mercredi.

Dans la foulée de la sortie malheureuse de son coéquipier Miguel Montano concernant un changeur du métro, Wenger parle de la popularité de son essai comme d'une simple coïncidence. Il espère pouvoir publier de nouveaux textes une ou deux fois par mois.

« Il y a encore des sujets que je voudrais aborder. On verra bien comment ça sortira. Ça ne touchera pas toujours la politique. Je pourrais traiter encore de Montréal, du Québec ou simplement de la scène mondiale du soccer. »

Ce qui le surprend le plus? « Je constate à quel point l'histoire prend une grande place ici. Certains viennent ici et sont très ignorants des faits. Je cherche simplement à parfaire mes connaissances. »

Les réactions et les commentaires n'ont d'ailleurs pas tardé de la part des amateurs. Nombreux sont ceux qui l'ont félicité pour son approche. L'un d'eux, Martin Loiselle, est allé jusqu'à faire un rapprochement entre l'attitude rafraîchissante de Wenger et l'ouverture d'esprit légendaire de Gary Carter.

L'ancien receveur des Expos était rapidement devenu l'une des figures sportives préférées des Québécois. Andrew Wenger serait-il de la même étoffe?

(En collaboration avec Jacinthe Taillon)