Milan - Sanremo - La neige bloque les coureurs

La classique Milan-Sanremo a dû être neutralisée dimanche sur une cinquantaine de kilomètres à cause de la neige, qui tombait sur la route au nord de Gênes.

La course a été tronquée par les organisateurs d'une portion de 43 km. Faute de pouvoir franchir le col du Turchino, trop enneigé, les coureurs ont mis pied à terre à Ovada et ont rejoint à bord de leurs bus d'équipes la localité d'Arenzano, sur le bord de mer, à 137 km de l'arrivée.

Les six coureurs échappés (Bak, Lastras, Montaguti, Belkov, Fortin, Rosa) sont repartis d'Arenzano avec leur avance sur le peloton au moment de l'arrêt, soit 7 min 10 s.

Il y a eu un regroupement à 30 km de l'arrivée, avant la Cipressa, et le champion du monde, le Belge Philippe Gilbert, a alors pris l'avance dans la descente avant qu'un trio formé de Chavanel, de Stannard et du Russe Eduard Vorganov se dégage pour aborder la dernière difficulté, le Poggio, au seuil des 10 derniers kilomètres, avec 27 secondes d'avance.

L'offensive de Fabian Cancellara, contrôlé par Peter Sagan, a condamné l'échappée, reprise à l'entrée de Sanremo où le sprint a tourné à l'avantage de l'Allemand Gerald Ciolek (MTN-Qhueka), en tête dans les 30 derniers mètres. Il a remporté l'épreuve. Il a devancé le favori, le Slovaque Sagan, et le Suisse Cancellara, au terme des 245 km.

« J'étais dans la roue de Sagan, c'était la meilleure place, a expliqué le coureur allemand de 26 ans, champion du monde espoirs en 2006, mais vainqueur pour la première fois de sa carrière d'une grande classique.

Milan-Sanremo, la course la plus longue de l'année (298 km), ouvre la saison des classiques cyclistes. Elle aura été marquée par la neige, ce qui est très rare, la température avoisinait 0 degré Celsius au bas du col du Turchino dont le sommet est situé à 532 m d'altitude.