Judo - Arabie saoudite - La Saoudienne pourra combattre la tête couverte

La controverse qui faisait rage depuis plusieurs jours au sujet de la judoka saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani est terminée.

L'une des premières femmes saoudiennes à prendre part aux Jeux olympiques, elle souhaitait combattre la tête couverte pour des raisons religieuses. Or, la Fédération internationale de judo (FIJ) l'interdit.

Un accord a toutefois été trouvé entre la FIJ et le comité olympique saoudien sous l'égide du Comité international olympique (CIO). La judoka sera finalement autorisée à participer au tournoi la tête couverte.

« La Fédération [internationale] de judo va l'autoriser à couvrir sa tête de quelque chose qui ne compromettra pas sa sécurité, dont ils ont recours dans les compétitions en Asie, a précisé le CIO dans un communiqué. C'est une solution qui a été acceptée par toutes les parties. »

Le père de la Saoudienne a menacé le CIO, lundi, de retirer sa fille de la compétition s'il lui était interdit de combattre la tête voilée.

L'athlète de 18 ans participera au tournoi olympique dans la catégorie des +78 kg vendredi.

Le CIO a réussi à négocier avec l'Arabie saoudite la présence de femmes dans sa délégation, une première historique. Le pays musulman posait deux conditions pour permettre à des femmes de participer aux Jeux, soit que les compétitions ne soient pas mixtes et que les femmes soient voilées.

Le CIO a décidé d'inviter des athlètes en athlétisme et en judo, mais la FIJ oblige normalement les femmes à combattre la tête nue. Outre Shahrkhani, Sarah Attar est l'autre représentante du pays. La coureuse de 19 ans participera au 800 m.