Infections - Les bienfaits du chien contre les infections

Le contact avec un chien permet aux bébés d'attraper moins d'infections de l'oreille et d'affections respiratoires que ceux dont les domiciles n'abritent aucun animal, conclut une étude finlandaise.

La raison exacte n'a pas été déterminée, mais le Dr Eija Bergroth et ses collègues de l'hôpital universitaire de Kuopio pensent que le fait de vivre au contact d'un chien qui passe au moins une partie de sa journée à l'extérieur pourrait aider à faire mûrir le système immunitaire, ce qui mènerait à des réponses immunitaires plus efficaces et à des périodes d'infection plus courtes.

La tendance semble la même pour les chats, mais l'effet observé est plus faible qu'avec les chiens.

Près de 400 enfants finlandais ont participé à cette étude. Les parents ont consigné quotidiennement dans un journal l'état de santé de leur enfant de l'âge de 9 semaines à l'âge de 52 semaines.

Les résultats montrent que les bébés avec des chats ou des chiens à domicile étaient environ 30 % moins enclins à manifester les symptômes d'infections respiratoires comme la toux, le sifflement, la rhinite et la fièvre. Ils étaient aussi moitié moins enclins à développer des infections de l'oreille.

Les données recueillies montrent que la meilleure protection a été observée chez les enfants qui avaient un chien présent à l'intérieur de la maison jusqu'à six heures par jour, par rapport aux enfants qui n'avaient pas de chien ou qui avaient des chiens qui étaient toujours dehors.

L'amélioration a été notable, même après que les chercheurs ont écarté d'autres facteurs qui pourraient renforcer le risque d'infection, comme le fait de ne pas avoir été allaité, de fréquenter une garderie, d'être élevé par des fumeurs ou d'avoir des frères ou des soeurs plus âgés dans la famille.

De plus, les bébés proches de chiens nécessitaient en moyenne moins de traitements antibiotiques.

De précédents travaux montraient des résultats contradictoires. Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Pediatrics pensent que leur travail diffère des analyses précédentes parce qu'il se concentre sur la première année après la naissance.

Radio-Canada.ca avec AFP