Golf -Omnium britannique - The Open, ouvert à tous

À la veille de l'Omnium britannique, force est de constater qu'après l'ère Jack Nicklaus, la décennie Tiger Woods, on fait place maintenant à la parité.

Un texte de Jean St-Onge

Depuis la dernière victoire de Tiger Woods dans un tournoi majeur, 15 golfeurs se sont partagé les 16 tournois suivants.

Après la victoire de Woods à l'Omnium des États-Unis en 2008, Padraig Harrington a remporté les deux derniers majeurs cette année-là, l'Omnium britannique et le Championnat de la PGA.

Depuis ce temps, il y a eu un champion différent à chaque tournoi. Et, la plupart du temps, c'était un golfeur qui n'avait jamais gagné un tournoi majeur auparavant. L'ère d'un champion dominant est-elle terminée?

« Il y a 16 ans, personne ne croyait que nous allions connaître une domination semblable à celle de Jack Nicklaus, et Tiger est arrivé, a dit Phil Mickelson, gagnant de quatre majeurs. Donc, je n'écarte pas cette possibilité. C'est difficile de concevoir que quelqu'un puisse atteindre ce niveau, mais ça a déjà été fait. »

Les preneurs aux livres ont établi Woods favori à 8 contre 1 pour l'emporter à Royal Lytham & St. Annes.

Mais aucun tournoi n'est plus difficile à prédire que l'Omnium britannique. Il a couronné des légendes du golf comme Tom Watson ou Severiano Ballesteros, mais aussi d'illustres inconnus comme Ben Curtis ou des champions à la gloire éphémère comme John Daly.

Naturellement, les conditions climatiques au Royaume-Uni y sont pour quelque chose. Et si la pluie annoncée pour les deux premiers jours se présente, le champion du Tournoi des maîtres Bubba Watson se dit prêt.

« Personne ne veut jouer dans ces conditions, on préfère du temps ensoleillé et parfait, a dit Watson. Mais c'est simplement un autre défi. Il faut essayer de rester au sec, il faut apporter des serviettes pour garder nos bâtons secs et il faut réaliser des normales. Quand le temps est vraiment mauvais, il faut jouer des normales et même des bogueys peuvent être bons à l'occasion. »

Il ne faudrait pas être surpris de voir quelqu'un perdre le tournoi à la suite d'une visite imprévue dans une fosse de sable, surtout que le terrain en compte plus de 200, dont 17 sur le 18e trou.

Les Anglais sont également impatients de revoir un des leurs l'emporter. Le dernier à réussir l'exploit a été Tony Jacklin en 1969 au Royal Lytham.

Depuis ce temps, l'Anglais Nick Faldo a gagné trois fois, mais toujours quand le tournoi était présenté en Écosse, à Muirfield et à St. Andrews.

L'Écossais Paul Lawrie a gagné, l'Irlandais Padraig Harrington a fait de même. Et l'année dernière, c'était au tour d'un Irlandais du Nord, Darren Clarke.

Le flegme britannique pourrait disparaître un peu si jamais Lee Westwood ou Luke Donald mettait fin à la longue disette anglaise dimanche après-midi.