Criminalité - La communauté sikhe de l'Ouest ébranlée par la tuerie au Wisconsin

De nombreux fidèles des communautés sikhes de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de l'Alberta ont prié lundi pour les victimes de la fusillade qui a fait sept morts, dont le tireur, dimanche dans un temple sikh de l'État du Wisconsin.

Le directeur du temple sikh de Surrey, Pary Singh Dulai, estime qu'il s'agit d'un acte isolé. Il souligne qu'en général la communauté sikhe est bien intégrée dans la région de Vancouver.

Il cite en exemple la participation de la communauté aux Jeux olympiques de 2010 et lors de la finale de la Coupe Stanley.

Le président de l'Association des Canadiens sikhs de Calgary, Gurbaak Dhanoa, soutient que l'attaque de dimanche se voulait un exemple de terrorisme national.

Il est d'avis que la communauté sikhe est ciblée en raison d'une incompréhension face aux auteurs des événements du 11 septembre 2001.

Pour sa part, Tei Bains, de la Fondation punjabi du Manitoba, voit dans la tuerie le symptôme d'un plus grand mal.

Elle soutient que c'est l'isolement au sein de la société qui est la source de la haine et du ressentiment.

Tei Bains se demande si le tireur, Wade Michael Page, qui a été renvoyé de l'armée et qui entretenait des relations avec des groupes prônant la suprématie, a déjà reçu l'aide psychologique dont il avait besoin.

« La religion sikhe soutient que toutes les religions doivent être valorisées et que nous devons tous travailler à comprendre nos différences », ajoute-t-elle.

Des prières à la mémoire des victimes de dimanche auront lieu toute la semaine dans plusieurs temples sikhs de l'Ouest.

Wade Michael Page, 40 ans, a tué six personnes en pleine cérémonie dans un temple sikh d'Oak Creek, dans la banlieue de Milwaukee.

Le tireur présumé a ensuite été abattu par la police. Les victimes étaient âgées de 39 à 84 ans, selon les autorités américaines.

Trois hommes, dont le premier policier arrivé sur les lieux, ont également été gravement blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital et leur état est critique.

Les autorités américaines ont fait savoir lundi que l'homme était un soldat lié à des groupuscules prônant la suprématie de la race blanche sur les autres peuples.