Conflit étudiant - Des étudiants de l'UL reportent le vote sur la reconduction de la grève

Les étudiants en histoire et en arts plastiques de l'Université Laval ont décidé jeudi de suspendre le vote au sujet de la reconduction de la grève contre la hausse des droits de scolarité jusqu'au lendemain des élections. Ils reprendront donc le vote dans la semaine du 5 septembre.

Vendredi, ce sera au tour des étudiants inscrits en théâtre et en philosophie de se prononcer sur la suite des choses au sujet de la grève.

Les étudiants de l'UL qui votent sont ceux dont la session a été suspendue au moment de l'adoption de la loi 78 par le gouvernement Charest.

Cette « trève » leur permet de faire du rattrapage et de reprendre les cours qui ont été manqués pendant la grève.

« Je pense qu'on n'arrête pas nécessairement d'être contre la hausse des droits de scolarité puis on réitère quand même notre position même si on suspend la grève », indique Eugénie Paradis-Charette, présidente de l'Association des étudiants en arts plastiques.

Ces votes se tiennent en pleine campagne électorale. Martin Bonneau, président de la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) déplore d'ailleurs que la question des droits de scolarité et du financement des universités n'ait pas fait l'objet d'un débat de fond jusqu'à maintenant pendant la campagne électorale. « Malheureusement, ce débat-là n'a pas lieu en ce moment », regrette-t-il.

« Ce n'est pas seulement la faute du Parti libéral ; les autres partis semblent avoir décidé de ne pas trop en parler. Je dirais que c'est mitigé pour la place des enjeux étudiants », déplore le président de la CADEUL.

Campagne pour inciter les jeunes à voter

Par ailleurs, la CADEUL a préparé sept capsules vidéo avec des personnalités de la région de Québec pour inciter les jeunes à voter. Des personnalités des domaines sportif, culturel, politique et entrepreneurial ont collaboré.

Une première vidéo générale a été lancée sur YouTube jeudi. On rappelle aux jeunes que le Plan Nord, la dette, l'exploitation des gaz de schiste et la hausse des droits de scolarité vont avoir un impact direct sur eux.

Aux dernières élections 36 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans sont allés voter.