Le vestiaire

LNH: Ces joueurs des Kings et des Devils qui déçoivent en séries…

Jeff Carter (AP)

Avec la série finale de la Coupe Stanley qui prend finalement son envol dans la LNH, nombreuses seront les publications qui vous parleront des candidats au fameux trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires, tant chez les Kings de Los Angeles que chez les Devils du New Jersey. Les noms qui apparaîtront dans ses articles seront bien souvent les mêmes : Martin Brodeur, Dustin Brown, Ilya Kovalchuk et Jonathan Quick.Le trophée Anti-Smythe

(Pour ceux et celles qui se demandent à quoi ressemble le trophée Anti-Smythe, la maquette ci-contre nous présente le conventionnel trophée Conn Smythe, auquel on a ajouté un buste en bronze de Tomas Kaberle et un petit ruban vert soulignant la « participation » du récipiendaire. En espérant qu'il vous plaît.)

Certains joueurs n'apparaîtront cependant pas sur la liste de ces spécialistes; non pas parce qu'ils sont sous-estimés, mais parce qu'ils ne répondent tout simplement pas aux attentes. Nous allons donc évaluer ensemble aujourd'hui qui sont les non-candidats au trophée Conn-Smythe! Ces joueurs qui n'ont pas su élever leur jeu d'un cran et qui seront probablement vertement critiqués si leur équipe s'incline dans cette série.

Voici donc les candidats les mieux cotés pour chacune des deux équipes pour l'obtention du trophée Anti-Smythe.

Patrik Elias, Devils du New Jersey

Il n'y a peut-être pas de véritable point faible chez les Devils, mais nous choisissons Elias comme candidat.

Après avoir complété la saison régulière sur une séquence de cinq matchs consécutifs avec au moins un point, Elias n'a amassé qu'un mince total de huit points en 19 matchs depuis le début de la danse du printemps.

Elias en a spécialement arraché face aux Rangers, alors qu'il n'a réussi à amasser qu'un seul point; un but chanceux qui a dévié sur sa jambe lors du cinquième match, en plus de terminer la série avec un différentiel de moins-5.

À sa défense, certaines de ses statistiques sont plutôt intéressantes. Son ratio «Corsi» (la différence entre les lancés dirigés vers le filet adverse et les lancés dirigés contre le filet de son équipe lors de la présence d'un jouer sur la patinoire) est l'un des meilleurs de son club. De plus, malgré son manque de productivité, les Devils arrivent tout de même à conserver le contrôle de la rondelle lorsqu'Elias se retrouve sur la glace, ce qui s'avère une bonne nouvelle puisqu'il a été souvent été utilisé face aux meilleurs éléments adverses dans chacune des séries.

Ceci peut représenter une certaine consolation, mais étant donné que sa production offensive est une partie importante de l'attaque du New Jersey et surtout qu'il passe en moyenne 18 min 18 s par rencontre sur la patinoire (ce qui inclut 3 min 7 s en avantage numérique), il doit produire davantage.

Jeff Carter, Kings de Los Angeles

Tout comme chez les Devils, les Kings ont atteint la finale grâce à une contribution d'un peu tout le monde. Cependant, Carter fait partie de ceux qui ne se démarquent pas du tout.

Vous me direz que ses statistiques totalisant quatre buts et cinq aides en 15 rencontres ne sont pas si déplorables. Néanmoins, il ne faut pas négliger le fait que trois de ces buts ont été réalisés dans le même match. Ce qui fait que l'attaquant n'a inscrit qu'un seul but à ses 15 dernières rencontres.

Mais l'inefficacité de Carter ne se démarque pas réellement tant qu'on ne creuse pas un peu plus loin. Tandis que Patrick Elias présente un ratio «Corsi» des plus enviables, celui de Carter fait de lui un candidat de choix en vue de l'obtention du trophée Anti-Smythe. En sommes, les Devils pourraient se réjouir lorsqu'ils le verront sauter sur la patinoire pour remplacer le trio de Dustin Brown.

En mettant de côté la rencontre où il a inscrit son tour du chapeau, Carter a bel et bien agi en passager dans cette série. Cela ne dérange que peu de gens pour l'instant, puisque 13 victoires en séries permettent de masquer bien des imperfections, mais Carter reçoit un volumineux salaire faisant de lui quelqu'un qui doit agir en meneur. Advenant une élimination des Kings, attendez-vous à ce que les fans se souviennent bien rapidement de la dizaine d'années qui restent à son contrat.

Adaptation de Maxime Sarrasin (Yahoo! Québec Sports)