Soccer : Canada/États-Unis, le père de l’arbitre la défend

Getty Images

La décision de l'arbitre de pénaliser la gardienne canadienne pour avoir gardé le ballon dans ses mains trop longtemps a fait couler beaucoup d'encre et surtout, a amené son lot de critique.

Les joueuses et l'entraîneur du pays ont grandement fait connaître leur mécontentement, ce qui pourrait leur valoir des réprimandes de la FIFA, mais une personne s'est levée pour défendre l'arbitre norvégienne, son père.

Accordant une entrevue dans un anglais qui n'est pas sa langue maternelle, Rolf Padersen, le père de l'arbitre Christina Pedersen, a expliqué que sa fille n'avait aucun parti pris dans son arbitrage. Elle est bouleversée que sa décision ait suscité autant de réactions, mais selon les dires de monsieur Padersen, sa fille aurait averti la gardienne canadienne à deux reprises qu'elle devait remettre le ballon en jeu plus vite. Elle aurait aussi averti la capitaine du Canada Christine Sinclair que sa gardienne serait pénalisée si le comportement devait perdurer.

Bref, selon les dires du père, lui-même arbitre de formation, sa fille aurait été tolérante jusque-là, mais le coup franc donné aux Américaines qui a mené au penalty allait créer l'égalité 3 à 3 dans la rencontre, était mérité.

La règle est assez simple, lorsque le gardien prend possession du ballon, il a un temps d'environ six secondes pour s'en débarrasser. Généralement, les arbitres sont tolérants sur le temps alloué au gardien et ne pénaliseront une possession de balle que si elle est vraiment abusive. C'est ce qui fait réagir dans la décision contre le Canada. La possession dépassait certes les six secondes, mais était-elle abusive? Toujours selon les dires du père de l'arbitre, la gardienne canadienne conservait le ballon beaucoup plus longtemps lorsque son club était en avance dans le match, alors que lorsque les deux équipes étaient à égalité, elle relançait le jeu beaucoup plus rapidement. Une constante chez les gardiens diront certains, mais une des raisons qui auraient amené l'arbitre à être plus sévère contre la gardienne canadienne.

Cette décision a bien entendu fait mal aux Canadiennes, mais leur victoire jeudi face à la France à la toute fin de la rencontre pour la médaille de bronze aura certainement mis un baume sur la douleur de la défaite face aux États-Unis.

Reste que la FIFA n'a pas établi d'échéance pour rendre une décision à savoir si les Canadiennes et leur entraîneur seront pénalisés pour leurs vives critiques concernant l'arbitrage de la rencontre face aux Américaines. Il serait cependant très surprenant que la FIFA passe l'éponge.

D'ici là, Christine Sinclair et sa bande pourront festoyer leur conquête de la médaille de bronze.

Les plus populaires

Olympiques; olympiades; les anneaux olympiques; Plus vite, plus haut, plus fort; Citius, Altius, Fortius ainsi que les marques et mascottes afférentes sont la propriété du Comité international olympique, du Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques de Sotchi ou d’organisations qui leur sont apparentées. Aucune de ces entités n’est liée au présent site ni ne l’a approuvé.