Billets de blogue par Charles-André Marchand

  • L’aveuglement de la LNH

    Getty Images

    Ils sont maintenant quelques 200 anciens joueurs à poursuivre la LNH pour avoir ignoré pendant des années les véritables conséquences des commotions cérébrales. C’était prévisible d’autant que la toute puissante NFL avait déjà été attaqué pour répondre d’accusations similaires de la part de ses propres anciens et, sous la judicieuse recommandation de ses avocats, décidé de régler le litige à l’extérieur des tribunaux. Ce que je m’explique plutôt mal c’est l’arrogance démontrée avec un peu trop d’empressement par les dirigeants de la LNH, convaincus qu’ils n’ont rien à se reprocher et surtout déterminés à combattre avec énergie ces poursuites.

    L’aveuglement de la LNH me dérange encore plus que ces inutiles bagarres que l’on continue d’encourager même si elles sont en soi une cause vérifiable de commotions cérébrales. J’ai parfois l’impression que Gary Bettman et son entourage ont très mal évalué les risques qu’ils encourent en jouant à l’autruche dans ce dossier-là. La NFL n’a pas

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  • De la Coupe Grey au duel Manning-Brady

    Manning et Brady

    J’ai beau répéter que je suis athée, je n’en suis pas moins un être très pieux, un dévot dont la foi est inébranlable en cette religion où l’on vénère un ballon ovale en peau de cochon. J’ai beau être plutôt contre l’esprit carrément xénophobe de la charte de la laïcité que veut nous enfoncer dans la gorge le gouvernement Marois, il m’arrive moi aussi d’être choqué par des signes ostentatoires, mais pas nécessairement les mêmes qui font trembler les racistes d’Hérouxville ou d’ailleurs en province. La seule religion que je pratique avec ferveur c’est la religion du football.

    Je communie aux autels du football à deux ou à trois essais, à ceux de la NCAA comme de la SIC, de LCF comme de la NFL. Ma religion me permet d’être polygame. J’y ai le droit d’applaudir les Stingers un jour, les Fighting Irish le lendemain, les Steelers le surlendemain. J’aurais souhaité voir les Alouettes à la Coupe Grey mais ça ne m’aura pas empêché de me réjouir de la victoire des Roughriders. Moi aussi

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  • Kent Austin hantera-t-il les Riders?



    Les Roughriders de la Saskatchewan n’ont remporté que trois fois la Coupe Grey depuis leur fondation en 1910. L’entraîneur-chef des Tiger Cats de Hamilton, Kent Austin était de deux de ces trois conquêtes, la première, en 1989 à titre de quart-arrière partant et la seconde, en 2007 comme entraîneur-chef. Il a aussi une troisième bague de la Coupe Grey, celle-là gagnée alors qu’il évoluait comme quart partant chez les Lions de la Colombie-Britannique. Kent Austin est une légende vivante à Régina. Toute la semaine, son vis-à-vis pour le match de la Coupe Grey a dû passer devant une gigantesque bannière honorant ses prouesses en Saskatchewan devant le stade Mosaic. Certains partisans auraient souhaités qu’elle soit descendue pour la semaine de la Coupe Grey.


    D’autant que la légende de Kent Austin est aussi perçue par certains comme une véritable trahison. Après tout lorsqu’il a quitté les Roughriders en 2007, quelques mois après les avoir menés à leur troisième et plus récente conquête de

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  • La Coupe Grey des mal-aimés

    THE CANADIAN PRESS/Larry MacDougal

    La bonne nouvelle c’est que les amateurs de football du pays n’auront pas à souffrir en voyant les Argonauts de Toronto soulever la Coupe Grey pour une deuxième année consécutive. Déjà que la Ville-Reine a le don d’engendrer un mépris unanime ad mare usque ad mare en croyant être devenu le centre de l’univers visible et invisible, son insupportable maire aurait été une fois de plus une gênante distraction pendant la grande messe du football à trois essais dont personne n’avait envie. Je soupçonne même les joueurs des Argos d’avoir inconsciemment sabordés leurs chances d’aller à Régina après avoir vu le grossier personnage qu’est Rob Ford multiplier les pitreries dans les estrades à la mi-temps. C’est fort le pouvoir du subconscient! Quand même le Père Noël refuse que le maire de Toronto soit de son défilé ça vous dit à quel point il est devenu une source d’humiliation collective en plus d’inspirer tous les humoristes d’Amérique du Nord.

    Cela dit, peu importe qui aurait été maire de

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  • Ces maires qui aiment trop le sport!

    Rob Ford THE CANADIAN PRESS/Chris Young

    Je dois vous le dire d’entrée de jeu, ça ne me dérange pas le moindrement que le maire Coderre donne son opinion vingt-deux fois par jour sur Twitter même lorsque cela signifie qu’il joue au gérant d’estrades et décide que David Desharnais devrait aller se voir ailleurs, préférablement dans le sud de l’Ontario avec les Bulldogs de Hamilton, club-école de vos Glorieux dans la Ligue Américaine. Il n’est probablement pas le seul féfan fini de la flanelle à faire des crises d’urticaire à chaque fois qu’un des p’tits gars du bleu-blanc-rouge ne joue pas avec le panache de Maurice Richard, la dextérité de Jean Béliveau ou le style flamboyant de Guy Lafleur. En passant, même ces trois icônes-là ont déjà été huées par certains partisans mal-engueulés au Forum. Je suis certain que Louis de Ville Mercier, aussi actif sur les tribunes téléphoniques que Coderre sur les réseaux sociaux, n’en pense pas moins. Ce qui m’étonne, pour tout vous dire, c’est que l’un comme l’autre pense que leur opinion Lire davantage »de Ces maires qui aiment trop le sport!
  • Une année de transition pour les Alouettes

    THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz

    Le vol qui nous ramenait de Toronto, après l’élimination des Alouettes à Guelph quelques heures plus tôt, était rempli à capacité. Outre les clients habituels, il y avait à bord deux groupes forts différents qui pratiquent pourtant un sport appelé football. Le premier groupe était composé d’une dizaine de joueurs et entraîneurs des Z’Oiseaux déplumés par les chatons tigrés de Hamilton, ceux qui ont pu s’enfuir assez rapidement du vestiaire pour partir une heure plus tôt que les autres. Encore sous le choc de la défaite, ceux-là n’avaient guère plus envie de se lancer dans de grandes conversations avec mon collègue Bruno Heppell ou moi-même qu’ils avaient probablement eu envie de dévoiler leurs états d’âmes aux journalistes qui les attendaient dans le vestiaire. Nous n’en avons pas pris ombrage parce qu’après une journée à geler sous des bourrasques de vents qui atteignaient jusqu’à soixante-six kilomètres à l’heure, nous n’étions pas vraiment très loquaces nous non plus.

    L’autre groupe

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  • Les complexes des Carabins, le mérite du Rouge et Or…

    Depuis 2002, c’était la 5e défaite des Carabins au profit du Rouge et Or. (PC/Jacques Boissinot)
    Entre deux réunions d’équipes, plusieurs joueurs des Alouettes sirotaient leur café en regardant attentivement la finale de la Coupe Dunsmore opposant le Rouge et Or et les Carabins. Patrick Lavoie et Luc Brodeur-Jourdain, deux anciens de l’Université Laval, étaient plus nerveux qu’à l’habitude en observant leurs favoris. Marc-Olivier Brouillette, qui fut quart-arrière à l’UdM était lui aussi un spectateur attentif. Une fois de plus il aura perdu sa gageure. Une fois de plus les Carabins auront été incapables de se débarrasser de leurs complexes face au Rouge et Or, commettant des erreurs gênantes, écopant de quelques punitions inutiles et trouvant même le moyen de rater une tentative de placement de 29 verges à la fin de la première demie. Trois points qui auront fait la différence en bout de ligne dans cette décevante défaite de 14-11 pour les Bleus.

    Pour une onzième année de suite le Rouge et Or représentera donc le Québec en demi-finale canadienne et je vous prédis immédiatement que

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  • La fierté se cherche une ville…

    Denis Coderre (La Presse canadienne)

    J’adorais le slogan de Montréal qui clamait fièrement : « La fierté a une ville! ». C’était il y a exactement trente ans, en 1983. Pour contrer la déprime collective du début des années quatre-vingt, le maire Drapeau avait commandé une campagne publicitaire visant à redonner de l’entrain aux montréalais dont l’équipe de hockey n’avait pas soulevé la Coupe Stanley depuis quatre ans, une éternité à l’époque pour ne pas dire un véritable scandale. L’équipe de baseball, depuis le tragique Blue Monday de 1981, continuait d’être une aspirante légitime au championnat sans jamais le remporter et l’équipe de football, ruinée par l’infâme Nelson Skalbania, avait été dissoute par la LCF un ans plus tôt pour renaître de ses cendres et devenir les misérables Concordes de Montréal que dirigerait Joe Galat, un insupportable fumiste. Même l’équipe de soccer, le Manic, qui faisait courir les foules à ses deux premières saisons, n’attirait plus que quelques milliers de spectateurs par match et disputait

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  • L’indiscipline aura coûté cher à l’Impact

    .
    Je l’ai déjà écrit, je ne suis pas un partisan de l’Impact ni du soccer de calibre moyen pratiqué dans la MLS. Assis au bar de mon hôtel à Toronto, où les Alouettes complètent leur décevante saison régulière face aux Argonauts, j’avais davantage l’intention d’observer la confrontation entre les Dolphins de Miami et les Bengals de Cincinnati que de m’intéresser aux velléités de championnat du club à Joey Saputo que m’offrait un autre téléviseur. Faut croire que le match du jeudi soir de la NFL me semblait, du moins en première demie, trop ennuyeux parce que je me suis surpris à être davantage attentif à celui opposant l’Impact au Dynamo de Houston. C’était la première fois cette saison que je prêtais véritablement attention à la bande dirigée par Mario Schällibaum.

    Le constat fut facile à faire. C’est une équipe indisciplinée qui a été chassée de la première ronde éliminatoire, une équipe qui manque cruellement de maturité. J’oserais dire qu’elle est à l’image de son président mais ce

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  • Quand Brett Favre semble être une solution…

    Brett Favre
    Trois ans après avoir accroché ses crampons, maintenant âgé de 44 ans, Brett Favre serait-il sur le point de tenter un retour au jeu dans la NFL? Quand son agent a prétendu il y a quelques semaines que Favre est, encore à ce jour, bien meilleur que plusieurs quart-arrières actifs, personne ne le prenait au sérieux. Mais voilà que les Rams de Saint-Louis, à la recherche d’un remplaçant pour Sam Bradford, blessé, l’ont pris au sérieux au point de sonder le terrain pour savoir si Favre serait intéressé à leur prêter main forte. C’est vous dire à quel point ils sont en difficulté. C’est aussi vous dire combien ils sont rares les quart-arrières de talent capables d’aider immédiatement une équipe professionnelle tant dans la NFL que dans la LCF.

    Dix-huit quarts ont lancé des ballons cette saison dans notre bonne vieille ligue à huit équipes. Si certaines équipes décident de confier un départ à une recrue (on peut penser à Jeremiah Masoli à Hamilton ou Jonathan Crompton à Edmonton) on

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